Recommandation

ou je collectionne les films, séries, livres qui parlent de fausse couche/grossesse arrêtée, et/ou le sujet et mentionnée... Ils ne courent pas les rue, et c'est rarement le sujet principale, mais parfois, c'est "bon" de ne pas se sentir seul.e.

Mes presques tout
3 min ⋅ 03/07/2024

2023

Série australie de Sarah Lamber d’après le livre de Holly Ringland

Avec Sigourney Weaver, Alycia Debdan Cartey, Asher Keddie…

De prime abord, cette série ne parle pas de fausse couche. Il parle d’histoires, de vécus de femmes, de protection, de revanche, de fleur, de pardon, de haine, d’amour… 

« Après un tragique et mystérieux incendie au cours duquel elle perd ses parents, la jeune Alice Hart, alors âgée de neuf ans, part vivre avec sa grand-mère, June, dans une ferme de fleurs, qui est aussi un refuge pour femmes battues. Elle y apprend que sa famille cache bien des secrets… »

L’image est sublime. Les actrices aussi. Sigourney .

J’ai aimé l’utilisation symbolique des fleurs, et comment elles sont utilisées pour communiquer entre elles, et exprimer leurs émotions. 

C’est une série qui aborde des sujets difficiles, ça parle de violence, de viol, de mensonge, de femmes qui essaient de s’en sortir. De sororité, d’entraide. De secret, de pardon.

Une fausse couche est vécue, sous le prisme de la violence conjugale, chose que je n’ai jamais vraiment « exploré » dans mes témoignages et mes réflexions.

La fausse couche qui vient de « l’extérieur ». Qui est causé par un tiers, un conjoint. 

2015

Film de Remi Bezançon, avec Pio Marmaï, Pierre Rochefort, Melanie Bernier… 

ATTENTION JE VAIS DIVULGACHER

« Deux amis d’enfance, qui s’étaient perdus de vue depuis le lycée, se retrouvent et partent en quête de leurs souvenirs… »

ca c’est le Pitch sur allociné, et il est tellement loin de la réalité. Y’a un gros gros turn over a la fin

Pour moi, c’est l’histoire d’un homme, qui pete un plomb. Il veut fuir une réalité, un quotidien trop difficile en replongeant dans ces années de jeunesse. Dans une période idéalisée, ou il s’est passé un drame. Drame qui rejoint celui qu’il traverse aujourd’hui.

Avec sa compagne, ils essaient d’avoir un enfant. Lors d’un repas entre amis, on apprend qu’a plusieurs reprises, il y a eu des grossesses, mais qui se sont arrêtés autour du 4eme mois. Lui, il ne veut pas du tout en parler, et se met en colère qu’and sa compagne en parle a tout leur amis.

C’est une scène assez… anecdotique dans le film. Et courte. Et inattendu. Dans mon souvenir, ce n’est pas vraiment rediscuté par la suite (mais peut être que oui..). Pourtant, elle explique beaucoup de chose. C’est peut être ma propre interprétation, sous le prisme de mon vécu. 

J’ai beaucoup aimé ce film. Les acteurs sont touchants. Et j’aime bien Pio Marmaï.

2014

Saga de Anne marie Sicotte

Ce livre est en faite une saga de 3 tomes (de presque 900 pages chacun).

“Faubourg Sainte-Anne, Montréal, 1845. En pleine nuit, une sage-femme et sa fille vont accompagner une femme dans sa délivrance. À seize ans, Flavie entreprend ainsi l’apprentissage du métier d’accoucheuse auprès de Léonie, sa mère, qui caresse d’audacieux projets : la fondation d’un refuge pour femmes enceintes démunies et celle d’une école de sages-femmes.
À l’instar de Simon, le père de Flavie, la société de l’époque, placée sous le règne tyrannique de la pudeur, est rebutée par ces nouveautés. Les membres du clergé se méfient comme de la peste de l’esprit d’entreprise de Léonie et de ses collègues. De leur côté, les médecins engagent une lutte de pouvoir afin de ravir leur clientèle aux sages-femmes. Séparés par un large fossé, les univers masculin et féminin ne se rejoindront qu’au moyen de trop fragiles passerelles, celles du respect et de l’amour.”

On suit un petit bout de la vie de Flavie, apprenti sage femme dans la ville de Montreal, à la fin du 19eme siècle.

C’est sa mère, elle même sage femme, qui lui apprend les rudiments du métier. Elle est tres engagé dans la vie des femmes, et tente d’ouvrir une école pour que les jeunes filles apprennent le métier. 

On croise toute sorte d’histoires de maternité au fur et à mesure des rencontres. Avortement, contraception, grossesse arrêtée, accouchement difficile, etc… 

J’ai aime ce livre qui est très interessant sur comment on est passé de « la maternité et la grossesse est un truc de femmes », à « c’est le médecin qui va s’en occuper ».

En gros, d’un savoir féminin, à une main mise masculine. 

Les études de médecine sont l’époque interdites aux femmes. Et le métier de sage femme est de plus en plus contraignant au fur et à mesure du contrôle mis en place.

On apprend beaucoup de chose sur le métier de sage femme, son histoire notamment. 

J’ai dévoré les 3 tomes, et je les ai prêté à toutes mes amies. Qui les ont dévoré aussi. C’est un roman qui se lit bien, qui aborde beaucoup de sujets . Puis j’ai une passion pour les livres d’époques.


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Mes presques tout

Par Mathilde Lemiesle

je suis autrice de bd, illustratrice. J’habite à Toulouse.

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